Pour expliquer la défaite du parti Les Républicains, François-Xavier Bellamy est accusé de tous les maux. Enfin non, d’un mal : celui de remettre en question les réformes sociétales comme le mariage entre deux personnes du même sexe, la PMA sans père, la GPA, l’euthanasie, etc.

Pourtant il n’a pas fait campagne sur ces sujets mais sur le programme officiel des LR. Alors pourquoi les positions de François-Xavier Bellamy sur les questions sociétales sont-elles brandies comme les raisons de la défaite du parti de la droite de gouvernement ?
Il y a trois explications principales :
La première est vieille comme le monde. A toute défaite, il faut un bouc émissaire. Comme tête de liste, Bellamy est donc celui-ci, mais c’est surtout ses positions sur les sujets les plus clivant qui soient, qui sont attaquées. Cela évite ainsi d’avoir à parler du reste du programme et des erreurs des LR depuis dix ans.
La deuxième est le manque d’envergure des responsables politiques LR. Il y a quelques jours encore ils chantaient les louanges de Bellamy- comme ses adversaires et les journalistes, tous pris par les qualités de l’homme ; qualités intellectuelles et humaines, vision et réflexion. Perdants, ils fuient, se détournent, rendent leurs cartes du parti.
La troisième raison est le manque de conviction et de courage. Les partisans de la PMA sans père, par exemple, ne désarment pas. Ils assument, souvent crânement. Les adversaires moins, sauf quelques individualités comme Bellamy. Car, en effet, il en faut du courage et du travail pour résister et s’opposer aux arguments pernicieux des partisans de la PMA sans père.
Nous glissons sur le toboggan de la transgression. Soutenir ou rester neutre face à celles-ci sont des postures faciles. Être dans le vent dominant ne demande rien ; être “moderne et ouvert” aucun effort, aucun courage. S’opposer au contraire demande de s’élever au-dessus de sa condition, au-dessus de la petite tambouille électorale. Un effort surhumain semble-t-il.
L’heure est trop grave. Face à la PMA sans père, il faut soutenir ceux qui s’y opposent et prôner l’union de tous ses opposants.
Quand aux responsables de la défaite des LR, ses dirigeants savent pertinemment qui ils sont.