Extraits des arguments des opposants à la GPA

1/ Liste des thèmes des opposants à la GPA

Vous trouverez ci-dessous la liste des thèmes abordés par les Français dans leurs arguments postés sur le site en réponse aux propositions sur la GPA. Une large sélection de ces arguments se trouve dans le 2/. Ils montrent – comme pour la PMA – la pertinence, la profondeur et l’idée de justice à laquelle ils sont attachés.

 

Abandon

Absence de pathologie

Achat d’enfants

Apatride (faux)

Arrachement

Besoin de son père et de sa mère

Boomerang

CCNE opposé à la GPA

Cheval de Troie

Colonisation économique

Conflit de loyauté

Conséquence si non-conformité de l’enfant

Constitutionnaliser la prohibition de la GPA

Convention internationale des droits de l’enfant (opposition à la)

Convention internationale prohibant la GPA au nom de la dignité de l’être humain (adopter une)

Désirs des adultes

Développement psychologique et psychique altéré

Dignité de l’enfant, de la femme (atteinte à la)

Discrimination entre les couples (Pas de)

Droit à l’enfant (pas de)

Droit d’avoir une mère

Droits de l’enfant

Effet domino

Egalité devant la procréation

Enjeux financiers

Environnement

Epigénétique

Esclavage

Etat doit protéger les enfants (L’)

Ethique ne change pas (L’)

Etudes biaisées

Exploitation de l’utérus de la femme

Fécondité

Femme objet

Filiation illisible

Financement impossible

Fraude à la loi

La GPA altruiste n’existe

La GPA éthique n’existe pas

Illégalité

Inégalité entre les enfants

Limites (poser des)

Maman

Marchandisation du corps de la femme

Maternité éclatée

Monde que nous voulons (Le)

Outils de production

Principe de non-disponibilité du corps

Privation de la mère

Procréer n’est pas un droit

Revendication d’une minorité

Risques biologiques et psychologiques

Risques d’aliénation à la technique

Rupture volontaire de filiation

Sondages

Stéréotype féminin

Trafic d’enfants

Ultralibéralisme

Violence faite à l’enfant

 

2/ Les arguments postés par les Français opposés à la GPA extraits du site internet officiel des états généraux de la bioéthique 2018

https ://etatsgenerauxdelabioethique.fr/

Ces arguments sont cités tels qu’ils ont été postés par les participants à la consultation en ligne organisée par le CCNE.

 

Abandon

Anne Mauviel : « L’enfant né par GPA commence sa vie par une blessure d’abandon. Il tisse des liens avec sa mère porteuse et ensuite, on lui impose de la quitter, absolument inhumain, machiavélique. » (5 avril)

Brigitte : « GPA : nombre de questions sont sans réponses : quid des interactions entre la mère et l’enfant pendant 9 mois reconnues par les scientifiques ? Quid de cette séparation violente dans son principe entre une mère et son nouveau-né ? Quid des angoisses d’abandon qu’aura plus tard cet enfant ? Quid du devenir de cet enfant si un problème survient pendant la grossesse ou à la naissance ? Quid si la mère décède en couche ? NON à l’esclavagisme ! » (3 mars)

Marieagnes : « personne n’a le droit d’imposer à un enfant d’être abandonné à la naissance par sa mère pour une GPA, alors qu’il a tissé pendant neuf mois des liens charnels et intimes avec elle.C’est un vol d’identité , un vol de sa généalogie, un vol de ses racines.Et ,qui plus est, pour de l’argent ce qui est un retour de l’esclavage ,qui se définit par l’achat d’un être humain » (30 avril)

 

Absence de pathologie

Gramond : « Il n’y a rien de moderne à accepter la PMA pour toutes ou la GPA. Cela ne constitue pas un progrès et il n’y a aucune innovation dans ces pratiques. Toute GPA est une PMA, et cette dernière a été mise au point techniquement dans le cadre d’un traitement à l’infertilité des couples. Si on en débat dans le cadre de ces EG de la bioéthique, c’est parce que des médecins sont sortis de leur rôle de soignants pour le proposer à des femmes qui n’avaient aucune pathologie. Bref, ils ont décidé d’accorder un privilège. Et cela est une faute. » (3 avril)

 

Achat d’enfants

Starke : « La GPA n’est ni plus ni moins que l’acte d’achat d’un être humain. » (23 avril)

 

Apatride (faux)

Marie-Hélène Florentin : « Quant aux enfants, ils sont déjà reconnus comme n’importe quel enfant né à l’étranger d’une mère étrangère mais d’un père français. » (28 avril)

Lumen : « Pas d’accord cela n’en fait pas un apatride, car il a la nationalité du pays ou cela s’est pratiqué. » (18 avril)

Isabé : « Un enfant né de GPA à l’étranger n’est jamais apatride, ; sauf erreur de ma part, il a au moins la nationalité de la femme qui l’a porté pendant 9 mois.Il me semble qu’utiliser cet argument tronqué pour “banaliser” la GPA illégale en France n’est pas intellectuellement honnête . » (11 avril)

SophieV : « Les enfants nés de GPA à l’étranger ne sont pas apatrides, et ils ont un état civil. Celui-ci mentionne leur père biologique mais pas de mère, ou bien leur mère porteuse. Et leur nationalité est celle d’un des deux parents inscrits, suivant la loi des pays en cause. Mais, hélas pour les commanditaires, la mère d’intention, ou le “2° père” ne figurent pas sur cet état-civil. Ce qui ne porte préjudice qu’au couple commanditaire, et aucunement à l’enfant, qui pourra vivre sa vie d’enfant, aller à l’école et demander la nationalité française à sa majorité, s’il ne l’a pas déjà. » (2 mars)

 

Arrachement

Pauline : « La GPA sera toujours la mise à disposition de son corps pour d’autres. Même gratuit, c’est un effort de 9 mois, un engagement de toute la personne, dans son psychisme également. Et pour l’enfant, c’est un arrachement, comme en témoignent les enfants adoptés (même s’ils peuvent être heureux après). Ne provoquons pas ces souffrances originelles pour répondre à un désir d’enfant (même très fort et très légitime). On peut vivre heureux sans enfants aussi ! » (6 mars)

Boret : « Qu’est-ce que le droit fondamental d’un enfant ? N’exister que par contrat ? Ou être élevé par la mère qui l’a porté ? Il semble assez prouvé depuis de nombreuses années que la gestation n’est pas simplement la croissance d’un enfant dans le sein de sa mère : de vraies relations se tissent déjà. Arracher un enfant à sa mère à la naissance au XXIème siècle… Et transformer une mère en simple gestatrice. Scandaleux. » (19 mars)

Amélie : « Je pense au lien tissé entre la mère et l’enfant, pendant la gestation. Il est partage d’amour. Je m’interroge sur ce que vit celle qui porte l’enfant et ne le connaitra pas. Je m’interroge sur ce qui se passe en elle. Je pense qu’autoriser la GPA largement serait une responsabilité vis à vis des femmes qui seraient alors “porteuses”. Leur être s’en verrait profondément touché et je m’interroge sur notre capacité à vivre avec elles cette particularité. Je ne pense pas que nous soyons prêts à accueillir et accompagner cette très forte expérience humaine, qui atteint ces femmes pour la durée de leur vie. Je pense pour cela que ce ne serait pas une décision bonne pour notre société. » (21 avril)

Besoin de son père et de sa mère

Serge Laisney : « Inutile de rendre plus difficile la vie pour les enfants, elle est déjà compliquée, pleine d’embûche, même lorsque de nombreux éléments sont favorables. Nous voyons déjà les conséquences des bouleversements dans les familles(séparations, divorces de plus en plus nombreux et de plus en plus tôt). Un enfant à besoin de son père et de sa mère devant apporter toute la matière pour qu’il se construise. Trop de jeunes perdus, en situation d’échec pour ne pas avoir bénéficier de ses apports paternels et maternels. Non à la PMA, sauf pour les couples hétérosexuels qui rencontrent des difficultés pour avoir un enfants, et non à la GPA. » (20 mars)

 

Boomerang

Nicolas-p : « elle fonde rien elle ampute d’emblée à l’enfant la maternité et le considère comme échangeable d’un adulte vers un autre : beau programme… malheureusement la vérité reviendra comme un boomerang dans la figure quand ces enfants seront adultes (trop tard) » (23 avril)

 

CCNE opposé à la GPA

Diké : « avis 126 CCNE juin 2017 : “En conclusion, le CCNE reste attaché aux principes qui justifient la prohibition de la GPA, principes invoqués par le législateur : respect de la personne humaine, refus de l’exploitation de la femme, refus de la réification de l’enfant, indisponibilité du corps humain et de la personne humaine. Estimant qu’il ne peut donc y avoir de GPA éthique, le CCNE souhaite le maintien et le renforcement de sa prohibition, quelles que soient les motivations, médicales ou sociétales, des demandeurs.” » (19 avril)

 

Cheval de Troie

Leuridan : « Encore la technique du Cheval de Troie. Une fois que les GPA effectuées à l’étranger seraient reconnues, un argument pour les interdire en France tomberait. C’est un peu facile d’invoquer l’intérêt de l’enfant sur les questions d’état civil pour pouvoir ensuite revendiquer le droit de briser le lien d’attachement entre l’enfant in utero et la mère qui le porte pendant 9 mois ! » (25 février)

Ollivete :  « Le PACS a été le cheval de Troie du mariage pour tous. Le mariage et l’adoption pour tous sont aujourd’hui, nous le constatons au travers de plusieurs décisions judiciaire, le cheval de Troie de la PMA pour toutes. Et la PMA pour toutes sera le cheval de Troie de la GPA. » (22 avril)

Ollivete : « Cheval de Troie est une bonne image. On peut aussi parler de marche-pied. Vous aurez d’ailleurs noté que tous ceux qui font la promotion de la PMA pour toutes, tout en jurant qu’il n’y aura jamais la GPA… militent aussi pour la GPA… Il suffit de lire les colonnes de ce forum pour en avoir la preuve. » (9 avril)

 

Conflit de loyauté

Grenier : « La GPA est de l’esclavage. Elle ne peut en aucun cas être éthique, morale. “500 études” ? Ce chiffre est farfelu, sans fondement. “Transparence totale vis-à-vis des enfants sur l’histoire de leur naissance” : mais depuis quand dire les choses suffit ? Les parents sont heureux de l’apprendre. C’est faire fi des conflits de loyauté – atroces – imposés aux enfants, à qui les adultes imposeront une seule réponse, totalement biaisée, de la part de l’enfant : “mais je vous aime, mes chers parents”, passant par pertes et profits le questionnement vertigineux de l’enfant sur ses origines. Nier cela, c’est tirer un trait sur plus d’un siècle d’enseignement de pratique de la psychanalyse et de la psychothérapie. Nous ne sommes pas loin d’une espèce de “révisionnisme au sujet de la psychologie”. » (31 mars)

 

Colonisation économique

Marie M : « “Contrairement à la prostitution, où il peut y avoir (souvent) une contrainte externe, la GPA…” Hum, et la contrainte économique ? Ce sont souvent des femmes que la pauvreté pousse à cette “solution”. On est dans une nouvelle forme de colonisation économique, on exploite le corps de femmes issues bien souvent du Tiers-monde, qui n’ont pas beaucoup plus le choix que bien des prostituées. Cessons d’être naïfs à ce sujet ! » (24 avril)

Volovent : « L’esclavage et la colonisation des pays ont eu un temps leurs heures de gloire. De même la Grossesse Pour une Autre qui colonise un ventre et limite une femme à plus de contraintes que pour ses propres enfants par contrat financier, doit etre révolu. » (21 février)

 

Conséquence si non-conformité de l’enfant

Motte : « Que se passera t il le jour où un couple adoptant par GPA considérera que l’enfant né n’est pas conforme à ses désirs (maladie génétique, couleurs de peau, malformation…) ? » (29 avril)

Nicolas-p : « @ soline : assurance pour indemniser… contrat marchand !. les risques encourus sont non négligeables et sans aucun bénéfice “directe” clinique. sur le plan déontologique c’est inacceptable » (22 mars)

 

Constitutionnaliser la prohibition de la GPA

HISSY : « Graver dans la constitution c’est une garantie de plus pour les droits de l’homme. C’est une bonne chose. Une loi qui par manipulation pourrait passer serait retoquée. C’est donc une garantie. La démocratie doit avoir des repères et des points d’arrêt car si la majorité par exemple était raciste des lois contre certaines personnes pourraient être votées, sauf si elles sont anticonstitutionnelles. » (26 mars)

SEYES Philippe : « “Constitutionnaliser” n’est pas forcément la meilleure façon de défendre une valeur. Il suffit d’un référendum suivant pour que cela change, non ? Et n’est-ce pas inscrire dans la constitution des éléments qui y sont déjà, mais qui méritent d’être expliqués ? » (18 mars)

Ollivete : « D’accord mais le niveau national n’est pas suffisant. Il faut passer par une Convention Internationale prohibant la GPA, laquelle aura nécessairement valeur Constitutionnelle une fois signée et ratifiée par la France. En revanche, ce que l’on peut (et doit) inscrire dans la Constitution, c’est le droit – dans la mesure du possible c’est à dire hors cas d’accidents de la vie – de tout enfant de connaître son père et sa mère (au sens de biologiques) et d’être élevé par eux. Il s’agit de réaffirmer et de préciser l’article 7 de la CIDE qui utilise le terme “parents”, dont certains contestent que ce soit au sens de “biologiques”. » (13 mars)

 

Convention internationale des droits de l’enfant (opposition à la)

Antoine : « GPA avec le consentement de chacun ? Et que dire du consentement de l’objet de la transaction : l’enfant ? Cette pratique s’oppose à la convention internationale des droits de l’enfants adoptés par la France en 1989. » (21 mars)

  1. Niqueux : « La Convention Internationale des Droits de l’Enfant, signée et ratifiée par la France, pose le droit pour chaque enfant” de connaître ses parents et d’être élevé par eux”(art 7) ; organiser délibérément l’effacement du père ou de la mère génétiques voire des 2, est contraire à ce texte, qui est un engagement contraignant pour l’Etat. Le “droit à l’enfant ” n’a pas de fondement juridique, l’enfant n’est pas un produit marchand qu’on se procure à tout prix…C’est un don naturel de la vie en couple homme-femme. » (29 avril)

Houdang : « L’article 7 de la convention internationale sur les droits de l’enfant indique que l’enfant “a le droit, dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevé par eux”. La “mesure du possible” n’est pas celle du parent, mais celle de l’enfant. Autrement dit il s’agit d’abord de s’interroger sur la possibilité, ou non, pour l’enfant, d’avoir un père et une mère. Et non sur la possibilité, ou non, pour le parent d’avoir un enfant. » (2 mars)

 

Convention internationale prohibant la GPA au nom de la dignité de l’être humain (adopter une)

Diké : « Avis CCNE 126 : En conclusion, le CCNE reste attaché aux principes qui justifient la prohibition de la GPA, principes invoqués par le législateur : respect de la personne humaine, refus de l’exploitation de la femme, refus de la réification de l’enfant, indisponibilité du corps humain et de la personne humaine. Estimant qu’il ne peut donc y avoir de GPA éthique, le CCNE souhaite le maintien et le renforcement de sa prohibition, quelles que soient les motivations, médicales ou sociétales, des demandeurs. Recommandations – Le CCNE est favorable à l’élaboration d’une convention internationale pour l’interdiction de la GPA et particulièrement attaché à l’effort diplomatique ; dans le même sens que le rapport d’information concernant la GPA remis à la Présidence du Sénat le 17 février 2016, il recommande l’engagement de négociations internationales, multilatérales. » (22 avril)

Godeau Axel : « Réalisée à l’étranger ou en France, la GPA viole l’éthique parce qu’elle contractualise l’être humain et arrache un enfant à sa mère biologique qui est la meilleure personne qui soit pour apporter tous les soins nécessaires à un petit être en devenir. En effet, la personne humaine doit être respectée dès sa conception et pendant toute son existence, a fortiori pendant les premières semaine de son existence. C’est avant tout son humanité qui doit être respectée au risque de faire souffrir cette personne à terme. Pour éviter toute souffrance à venir, il convient de garantir la bio-éthique de toute personne humaine, i.e. garantir le mieux possible à chaque enfant qu’il est le fruit d’une relation charnelle véritable (volontaire, non forcée, etc.) d’un homme et d’une femme et qu’il sera élevé par son père et sa mère biologique. » (30 avril)

Ollivete : « La GPA est un nouvel esclavage. Et comme l’esclavage, elle doit faire l’objet d’une Convention internationale la prohibant dans le Monde entier. » (26 avril)

Rémi Mahoudeaux : « Oui, mais pas besoin d’attendre que cette interdiction devienne mondiale pour lutter VRAIMENT contre ses effets ici » (26 avril)

 

Désirs des adultes

Vercingétorix : « Philippe C : je pense que vous ignorez ou que vous refusez d’admettre qu’il s’établit un lien fondamental et inaliénable entre la mère et l’enfant pendant la grossesse, lien qui se développe ensuite dans les années partagées (au sein ou au biberon…). Ma position relative au crime que constitue la GPA ne s’adresse pas spécialement aux couples homos puisque certains couples hétéros sont également tentés d’y avoir recours. Il arrive que la vie nous empêche de réaliser certains désirs et nous sommes obligés de l’admettre et de l’accepter. Nous touchons là aux limites que la bioéthique doit maintenir pour le respect des droits des enfants à naître. Phil86 ; respectez les personnes qui ne pensent pas comme vous… Pour ma part j’ai consacré ma vie professionnelle à l’enfance et l’éducation. Je déplore qu’aujourd’hui de nombreux enfants sont en souffrance à cause du désir des adultes qui les considèrent comme des pions que l’on peut déplacer à sa guise. Cette connaissance des enfants m’a confirmé l’éthique que la loi naturelle (un père, une mère, un enfant) doit être respectée pour qu’ils soient pleinement heureux. » (25 février)

Tof : « Ces progrès qui sont des régressions s’inscrivent dans un réductionnisme de l’homme qui se trouve réduit à ses désirs auquel le marché doit répondre. Comme l’environnement présente des limites, l’homme devient le relais de croissance même s’il doit y laisser son humanité. » (12 avril)

 

Développement Haut du formulaire

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psychologique et psychique altéré

Belloboidormant : « on dit que beaucoup de choses se passent in utero entre la mère et l’enfant, que tant les premiers mois de vie que la vie in utrero jouent un rôle fondamental dans le développement psychologique de l’enfant. Il faudrait donc volontairement briser ce lien primordial pour satisfaire le désir d’un couple ? » (27 avril)

Heliotrope78 : « Ne pas oublier les conséquences pour la ´mère ´ porteuse Elles sont à la fois physiques et psychiques. Peu d’etudes à ce jour… » (10 avril)

Xavier : « Les 9 mois que passe l’enfant dans le ventre de sa mère font partie de sa vie. Croyez-vous que l’enfant vive cette période comme un robot déconnecté du reste du monde ? L’enfant, dans le ventre de sa mère, entend par exemple les voix de ses parents et il ressent déjà ce que sera sa vie après sa naissance. La GPA, au-delà d’être un acte tout sauf moderne, écarte l’enfant de sa famille pendant les 9 premiers mois de sa vie. La vie de l’enfant commence 9 mois avant sa naissance. » (22 avril)

Pia : « Encore une fois, il n’y a pas QUE la marchandisation du corps de la femme, mais celle de l’enfant ! A-t-il créé un lien différent de celui de tout bébé dans le ventre de sa mère sous prétexte qu’il n’a pas son ADN ? Ou le fait que la mère porteuse s’en désintéresse affectivement parce qu’il n’est pas “pour elle” n’aurait miraculeusement aucune conséquence sur son développement psycho-affectif ? Jetons aux orties toutes nos recherches et découvertes sur le développement de l’enfant alors ! » (16 mars)

 

Dignité de l’enfant, de la femme (atteinte à la)

Perrin Jerome : « Un enfant élevé par deux hommes ou par deux femmes reste toujours privé, par l’action humaine d’une partie de son histoire. Priver volontairement un enfant d’une partie de son histoire est une atteinte inacceptable à sa dignité. Quand un enfant perd l’un de ses parents, cette perte est la conséquence d’un accident de la vie. On ne peut pas provoquer volontairement un accident. » (19 février)

Wanabix : « Le droit international ne doit pas encadrer une pratique contraire à la dignité humaine. «  (15 avril)

DELARUE : « Feu Pierre Bergé (paix à son âme) disait : “un homme prête ses bras pour un travail manuel, je ne vois pas pourquoi une femme ne prêterait pas son utérus”. C’est à la fois méprisant pour la femme et pour l’homme (ou l’enfant soumis à un travail forcé). Où est la dignité de la femme ? Où est celle du donneur d’ordre ? Décidément, l’esclavage n’a jamais été aboli que dans les textes, pas dans toutes les mentalités. » (26 avril)

Gramond : « Vous dites que “les femmes sont libres de disposer de leur corps”. Non, je ne suis pas d’accord à partir du moment où il y a atteinte à la dignité d’autrui. Celle de l’enfant en l’occurrence. Il y a d’ailleurs un précédent : “le lancer de nains”. La loi l’interdit, à rebours de la volonté de certains nains à réclamer le droit “d’être lancés”, parce que le législateur estime que cette pratique porte un préjudice grave à la dignité des gens de petites tailles. » (22 avril)

Bellelsa : « Pour moi, toutes les GPA sont atroces. » (28 avril)

Tof : « La CEDH n’a pas compris le droit français et dicte un droit anglo-saxon à la France. Si les élus français avaient eu un peu plus de courage ils auraient défendu le droit qu’ils ont mis en place en dénonçant l’avis de la CEDH. Ils auraient ainsi défendu le droit français plus subtile et protecteur puisqu’il se fonde sur un principe de dignité. La GPA étant contraire à tous les principes éthiques ne peut être que condamnée ce même si des femmes voulaient la pratiquer de manière « altruiste » car c’est la dignité de la femme et de l’enfant qui en seraient atteintes. Contourner ce principe c’est réduire le droit français à la volonté du plus fort. Nos élus y contribuent parfois reproduisant leur comportement qui vide doucement la France de toute sa substance dans tous les domaines. » (22 avril)

Richard : « C’est un non respect du corps de la femme amenée à l’état d’objet » (30 avril)

 

Discrimination entre les couples (Pas de)

Sylivie Margottin : « Il n’y a pas d’inégalité à traiter différemment des situations différentes. » (21 février) Bas du formulaire

 

Wanabix : « Un couple de même sexe n’est pas dans la même situation qu’un couple homme / femme vis-à-vis de la procréation. Il n’y a donc pas discrimination, mais situation différente. Situation qui mène automatiquement à priver volontairement un enfant de père et / ou de mère si la loi allait dans le sens du droit à l’enfant au détriment des droits de l’enfant. » (8 avril)

 

Droit à l’enfant (pas de)

Michel38 : « Le désir d’enfant est louable et la souffrance due à l’infertilité médicale est à accompagner. Mais ce désir ne peut devenir un « droit à l’enfant », surtout face aux préjudices graves que crée la GPA. Il ne suffit pas en lui-même à justifier une légalisation de la GPA. » (29 avril)

AlexandreC : « On veut que la femme ne soit plus une femme-objet mais on propose quand même d’en faire une usine à bébé…..ou sont les droits de l’enfant ? Visiblement on pense plutôt aux “droits A avoir des enfants”… :) » (26 avril)

Bruno Goisque : « L’enfant n’est pas un droit que l’on revendique ou que l’on exige, mais le fruit de l’amour conjugal qui nous est confié pour le faire grandir et s’épanouir ; Nous ne sommes pas propriétaires de nos enfants, mais à leur service pour en faire des hommes et des femmes responsables. Ils ont besoin d’un père cet d’une mère et connaitre leurs racines pour pouvoir se structurer. » (27 avril)

Leridan : « Qu’il y ait des accidents de la vie (décès, divorce, violences), c’est une chose et cela peut arriver aussi bien avec un couple homosexuel qu’un couple hétérosexuel. Provoquer délibérément (au nom d’un désir d’enfant que certains voudraient transformer en droit à l’enfant), une rupture de lien avec le père biologique (PMA) ou pire, avec la mère qui porte l’enfant pendant 9 mois en est une autre. » (25 février)

 

Droit d’avoir une mère

Nicolas-p : « Je suis parfaitement contre ce que vous fait Avec tous les arguments déjà évoqués. Oui c’est une exploitation humaine. Une négation de la chance d’avoir un PÈRE et une MÈRE. Néanmoins je souhaite tout le bonheur possible à cet enfant et vous même dans une situation ou il en souffrira je pense et en cela c’est tristre, vraiment très tristre. » (14 avril)

Leuridan : « Puisque cette situation semble établie depuis un moment semble-t-il, je souhaite que les choses se passent au mieux pour vous et votre enfant, y compris quand il grandira. Je continue néanmoins de trouver choquant d’avoir donné jour à un enfant de cette manière, en le séparant délibérément de sa mère, même si – heureusement – un lien par skype est maintenu. » (16 avril)

Chapelet : « Le couple homo sexuel peut exister, mais je trouve regrettable que votre 1er argument de cet amour soit exprimé par le gain de l’impôt. Il e semble que votre amour peut être accepté mais pas reconnu car seul l’amour véritable de procréation est l’amour entre un homme et une femme. La société se doit d’accepter votre état avec bienveillance mais il ne peut être reconnu dans le mariage car le seul couple possible pour avoir un enfant est celui d’un homme et d’une femme. Vous avez acheté un enfant. Cet enfant maintenant, il est là et je suis certain que vous l’aimez. Cependant de quel droit lui avez-vous ôté le droit d’avoir une mère ? C’est son droit à lui que vous auriez dû préserver et votre désir marchand d’un enfant. Lorsque votre enfant sera en âge adulte de comprendre sa conception et qu’il voudra connaître sa mère que ferez-vous ? Comment vivra-t-il cette angoisse et comment il analysera votre acte d’achat à l’étranger ? Je vous rappelle que légalement le corps humain est hors patrimonialité. » (30 avril)

 

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Droits de l’enfant

Malau : « de quoi parlons-nous ? s’il s’agit de droit de l’enfant, de quel droit ? le premier droit de l’enfant est celui de connaître ses origines = savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va…qu’est-il écrit sur l’état civil ? s’il est né à l’étranger pourquoi dire qu’il est né en France ? le droit à la vérité sur sa naissance… qui apparaît ? il n’y a pas tant discrimination que volonté de clarté » (10 avril)

Mag16 : « Les droits de l’enfant priment sur la volonté d’en avoir. Convention Internationale des Droits de l’Homme : l’enfant a le droit de connaître ses origines. Mon père n’a pas connu son père, il a toujours été dévasté. Et toute la vie d’un adulte (et de son entourage proche) est fonction de ses origines et de ce qu’il en sait : notre cellule familiale est complètement désorientée parce que ma grand-mère n’a jamais voulu lui dire qui était son père. Les différents articles de presse démontrent à quel point les enfants nés de père inconnu sont anéantis, à la recherche de leurs origines et ne se défont pas de ce problème que l’on peut à tout le moins qualifié d’insoluble. Au-delà d’en faire des adultes névrosés, nous allons en faire des gens qui vont souffrir le reste de leur vie. Les accidents de la vie ne doivent pas être autorisés par la loi et encore moins être décidés par des hommes. » (30 avril)

Grenier : « Oui, il faut continuer d’offrir aux enfants le droit à la continuité historique, celle d’avoir une généalogie complète issue de leur père et de leur mère. C’est un droit fondamental. Il n’existe pas de droit à l’enfant. Il n’existe que des droits de l’enfant. Et c’est l’honneur de notre République d’avoir toujours fait du combat pour défendre les plus faibles, l’un des plus importants. » (31 mars)

 

Effet domino

Tof : «@Caroline Mecary : je dépose un argument dans la case pour afin de signaler que vos deux propositions sont bien agencées. D’abord la PMA puis la GPA ensuite. Il est évident que les deux sont liés et iraient dans cet ordre pour tenter de grignoter en deux temps le principe de dignité. » (22 avril)

Ollivete : « Ceux qui, à l’instar de Macron, ou du CCNE, se disent fermement opposés à la GPA, mais promeuvent la PMA pour toutes, sont au mieux des inconscients, au pire des manipulateurs. Car ouvrir la PMA aux couples de femmes conduira inéluctablement à légaliser la GPA. —————————– La PMA est une procédure médicale visant à pallier à des infertilités d’origine pathologique. C’est pour cela qu’elle est encadrée par le Code de la Santé Publique, et réservée aux couples hétérosexuels en âge de procréer, dont l’infertilité pathologique a été médicalement constatée. Elle ne s’inscrit pas dans une logique de droit à l’enfant mais de droit aux soins. —– Notre législation n’est donc pas discriminatoire, puisque l’infertilité d’un couple de femmes n’est pas d’origine pathologique. —– A contrario, ouvrir la PMA aux couples de femmes reviendrait à transformer une procédure médicale en acte de pure convenance, et aurait ainsi pour effet de leur reconnaître un droit à l’enfant. Mais les couples gays ne peuvent bénéficier de la PMA, restant ainsi privés de ce droit à l’enfant. —– De même, les couples souffrant de certaines infertilités d’origine utérine, ne pouvant être traitées par PMA, resteraient aussi privés de ce droit à l’enfant, reconnu aux seuls couples de femmes. —– Ces différences de traitement seraient discriminatoires, et imposeraient très vite au législateur de légaliser la GPA, afin que le même droit à l’enfant soit reconnu à tous les couples, quelle que soit leur situation. » (22 avril)

DELARUE : « Lors des débats sur le PACS, on affirmait : “pas de mariage pour tous !” Lors des débats sur le mariage, “pas de PMA pour les couples homosexuels !”. Maintenant, PMA, mais pas de GPA. L’effet de “cliquet” est bien connu et ne permet jamais de retour en arrière. » (26 avril)

Wanabix : « l n’y a pas d’inégalité, un couple homme / femme n’est pas dans la même situation qu’une femme seule ou un couple de même sexe vis-à-vis de la procréation. Une fois la contrainte thérapeutique levée, cela signifiera un accès à une PMA de convenance puisque il n’y aura plus besoin d’avoir une raison médicale pour y accéder. La suite est toute tracée, si on ouvre le droit à l’enfant sous la bannière d’une fausse égalité, il faudra faire de même pour les hommes et donc GPA pour les hommes seuls et les couples d’hommes et en fait pour toutes les configurations que les adultes choisirons. Par exemple deux ami(e) vivant ensembles sans lien amoureux, mais souhaitant avoir un projet “parental”. » (8 avril)

Dominique Aquisto : « Si la PMA pour couples homosexuels-femmes est autorisée,automatiquement par souci d'”égalité”, la GPA pour les couples homosexuels-hommes sera autorisée, ce qui aboutit à une marchandisation du corps de la femme, ce qui est une forme d’esclavage. » (30 avril)

Flog : « au nom de la fameuse égalité , quel serait l’argument qui permettrait de refuser aux hommes ce que l’on a accordé” aux femmes ? ? ? » (7 mars)Haut du formulaire

 

Flo-C : « Proposition totalement fallacieuse. Les mêmes qui nous affirment que PMA pour toutes et GPA n’ont rien à voir, et que la première n’entrainera pas la dernière, sont incohérents et dénués de tout credit puisque tous, sans la moindre exception (il suffit de parcourir le forum pour le constater), militent à la fois pour la PMA pour toutes et pour la GPA. En espérant bien justement que la première servira de levier pour obtenir la deuxième. » (30 mars)

 

Egalité devant la procréation

Wanabix : « sophisme, nous sommes tous absolument égaux devant la procréation, elle nécessite un homme et une femme, pas un homme seul, pas une femme seule ni un couple de même sexe, mais un homme et une femme. L’être humain est sexué et ce n’est ni vous ni moi qui l’avons choisi, c’est un fait et nous sommes tous égaux devant ce fait. Ce que vous demandez n’est pas de l’égalité, mais des privilèges. Ces privilèges privent volontairement un enfant de père et / ou de mère et modifies de façon fantaisiste sa filiation. » (23 avril)

Wanabix : « “À partir du moment où l’on se fonde sur une idée erronée de l’égalité pour inventer une prétendue inégalité, dont seraient victimes les femmes célibataires et en couple de femmes, cette même idée erronée ne tardera pas à dénoncer une supposée injustice dont souffriraient cette fois les hommes du fait qu’ils ne peuvent pas porter d’enfants. Si les différences naturelles sont vécues comme des inégalités, des injustices, alors les hommes subissent une injustice du fait qu’ils ne peuvent pas porter les enfants.” – A Mirkovic. Et ne soyons pas naïf, des propositions sur ce site sont déjà des demandes de GPA et de parentalité multiple (3 et plus). Alors stop enfumage, la demande est déjà là. » (11 avril)

GFC : « souvenons-nous que le mariage pour tous ne devait en aucun cas amener la discussion de la PMA pour toutes sur la table… mais une étrange et surréaliste demande d’égalité de traitement du désir d’enfant entre les couples hétéro infertiles et les couples de femmes (aussi les femmes seules maintenant) a suffit… ! Ne doutons pas une seconde qu’une fois la PMA pour toutes validée, surgira une demande “légitime” d’égalité de traitement du désir et du droit à l’enfant pour les hommes autant que pour les femmes. Et l’argumentaire est déjà prêt “”Cela existe à l’étranger, c’est toujours une décision mûrement réfléchie, les enfants conçus ainsi n’ont pas de statut, il faut penser à eux d’abord (sic), etc etc…”” » (15 février)

 

Enjeux financiers

ThiChe : « Il est certain que ce ne seront pas les acteurs du médical, sociétés pharmaceutiques en tête, qui éviteront les aspects scabreux ( et incroyablement violents sous des dehors toujours bien polissés) de la marchandisation du corps humain, tant les enjeux financiers potentiels sont élevés pour eux et tant l’appétit financier de leurs actionnaires sont élevés, chaque jour un peu plus ! » (19 avril)

 

Environnement

Valérie C : « Il est impensable de penser que la GPA puisse exister. Un être humain n’est pas un produit que l’on peut faire fabriquer moyennant une somme d’argent. Pourquoi vouloir être plus fort que dame Nature. A l’heure où tous les discours convergent vers un respect grandissant de l’environnement, il est impensable de prôner des pratiques totalement contre la nature » (5 avril)

 

Epigénétique

Michel38 : « Gravité de la rupture du lien gestationnel : En effet, la gestation ne peut être effacée dans la construction de l’enfant. L’épigénétique montre que l’environnement biologique (et psychique) au cours de la gestation n’est pas sans importance pour l’enfant qui naîtra et se développera. L’enfant abandonné par la mère porteuse aussitôt après sa naissance subit donc un préjudice. D’ailleurs, l’abandon d’enfant est interdit par la loi. Pour éviter un lien trop grand entre la mère porteuse et l’enfant, des conventions privilégient voire obligent que l’ovocyte ne vienne pas de la mère porteuse, et imposent (aux États Unis) que les parents d’intention soient reconnus comme les parents avant la naissance, ce qui provoque un acte administratif de naissance ne correspondant pas à la réalité des faits : la mère inscrite n’est pas la femme qui a accouché. De nouveau, cela est préjudiciable à l’enfant. » (29 avril)

Jaco91 : « NON à la légalisation de la GPA qui est une régression de l’humanité et qui risque de nous amener dans le “pire” des mondes. Elle est contraire au progrès de la société et aux droits fondamentaux de l’Homme (i.e de la Femme et de l’Enfant). Les études scientifiques modernes ont montré à quel point le développement de l’embryon est lié à sa mère et à son père lors de la grossesse (génétique, épigénétique, développement des sens de l’enfant…). » (30 avril)

Decointet paul : « fort heureusement depuis longtemps, le droit romain est abandonné en France et il est interdit de “commercialiser” un organe humain. En outre la femme “porteuse” du bébé à naitre influe sur ce futur bébé (Cf ; l’épigénétique) . Elle ne peut donc pas être considérée, fort heureusement pour toutes les mères, comme une “simple incubateur mécanique”. » (23 mars)

Petite vivante : « L’Epigenetique ce qui s’inscrit génétiquement et se joue dans la relation entre la mère qui porte et celui qu’elle héberge, est reconnu scientifiquement . Les enfants abandonnés souffrent d’un traumatisme d’abandon, recherche fréquemment leur mère biologique donc pas ceux dune GPA ? » (21 avril)

 

Esclavage

Wanabix : « L'”objet” de la transaction, du contrat, n’est ni plus ni moins qu’une personne, un bébé. Hors vendre ou donner un être humain suppose qu’il nous appartient, c’est tout simplement la définition de l’esclavage. » (28 avril)

nicolas-p : « DEFINITION de L’ESCLAVAGE : “L’esclavage est la condition d’un individu privé de sa liberté, qui devient la propriété, exploitable et négociable comme un bien matériel, d’une autre personne”. la GPA est l’utilisation du corps de la femme (avec son accord) pour produire un enfant avec un contrat (monnayable) donc correspond parfaitement à de l’esclavage pour l’enfant car il est un enfant “objet” donnable ou échangeable même gratuitement. vous mentir à vous même ne changera pas la réalité des faits. » (18 avril)

Olivette : « La GPA est une nouvelle forme d’esclavage et une pratique contraire aux principes de la dignité humaine et de l’indisponibilité des personnes. Elle doit rester strictement prohibée. Quant à la GPA prétendument éthique, elle n’est qu’un dangereux mirage. La GPA n’a rien à voir avec l’éthique, avec laquelle elle est totalement incompatible. Elle reste intrinsèquement fondée sur : —-1/ Un contrat dont l’objet est un enfant et sa fabrication, en violation du principe d’indisponibilité de la personne. —-2/ Une location d’utérus donc la marchandisation du corps de la femme, en contravention avec le principe d’indisponibilité du corps humain, qui fonde nos lois bioéthiques. —-3/ L’exploitation de la misère de certaines femmes au profit de couples fortunés. —4/ La chosification de l’enfant, transformé en bien de consommation, que l’on pourrait commander, payer, faire fabriquer puis livrer, voire retourner à la “maison mère” en cas de “défaut”. —-5/ L’abandon de l’enfant par sa mère, qui l’a porté pendant 9 mois et mis au monde, en violation de son intérêt sup » (18 février)

SophieV : « Eric W : la définition de l’esclave ne concerne pas son absence de salaire, mais le fait que son corps soit la propriété de quelqu’un d’autre. C’est très précisément le cas des enfants nés de GPA, puisque leur existence fait l’objet d’un contrat, et qu’ils sont remis au commanditaire contre paiement (à la mère porteuse ou à la clinique pratiquant l’implantation). Ces enfants sont au sens propre des “marchandises humaines”, exactement comme on en voit sur les marchés libyens. L’usage est juste différent. » (8 mars)

Clém75 : « @Pascal Pailler, 29/03 : mon corps ne m’appartient pas dans le même sens que mon ordinateur m’appartient, puisque mon corps est constitutif de moi-même. On ne dit pas “je suis venu te voir et j’ai pris mon corps avec moi”. Ou encore, une atteinte physique au corps est une atteinte à la personne (“arrête de frapper mon corps, ça fait mal à mon corps”). Par exemple, je n’ai pas le droit de vendre mon corps, en vendant des organes ou en me vendant comme esclave. Et de plus, il ne s’agit pas ici seulement du corps de la femme, mais de celui de l’enfant (et de la relation importante mère-enfant qui se crée pendant la grossesse). » (7 avril)

Rémy Mahoudeaux : « il faut (i) doter d’une compétence universelle les tribunaux français (ii) reconnaitre en droit pénal la GPA pour ce qu’elle est : de l’esclavage, soit un crime contre l’humanité. » (15 avril)

Philippe Lenumuc : « Au 19ème siècle, certains humanistes opposaient au projet d’abolition de l’esclavage en France, une réglementation pour respectueuse des droits de l’esclave. » (27 avril)

Alexus : « Libre à vous Kumodo de ne pas vouloir essayer de comprendre ce que nous sommes nombreux a essayer d’expliquer depuis des semaines et vous imaginer qu’on dévalorise les souffrances des esclaves morts de manière odieuse… Je reprend dans une dernière tentative, un extrait du comité d’éthique dans son avis du 15 juin 2017, « Si les éléments et produits du corps humain peuvent, dans certaines conditions, faire l’objet d’un don, la personne humaine ne peut plus, depuis l’abolition de l’esclavage, être l’objet d’un contrat. Dans le contrat de GPA, le corps et la personne de l’enfant sont dans une position d’objet du contrat, incompatible avec les principes généraux du droit » (p. 34). ” Vous voyez, l’allusion à l’esclavage qu’ils font eux mêmes est claire. Allez- vous avec Eric OL les poursuivre en justice eux aussi ? La proposition ci-dessus est une totale provocation. » (25 avril)

Rémy Mahoudeaux : « Un représentant du lobby LGBT souhaite pénaliser ce qu’il prend pour une dissidence. Les régimes totalitaires hésitent parfois entre pénalisation et psychiatrisation de ceux dont la pensée n’est pas orthodoxe. C’est le retour du délit d’opinion. Le code pénal Français ne dénonce pas explicitement la GPA comme un esclavage. Je le regrette personnellement et souhaiterais qu’il se dote d’une compétence universelle en la matière. Parce que la GPA est un triple esclavage (i) les ovocytes sont acquis (réduction de l’humain à un objet de contrat) (ii) la mère porteuse voit sa liberté et son autonomie réduite , que ce soit par contrat n’y change rien (iii) l’enfant est l’objet d’un contrat et d’une livraison – la réification en fait un élément de patrimoine. Alors peut-être que demain un législateur fou votera la création d’un délit d’assimilation de la GPA à l’esclavage, mais le réel, ce fasciste, ne changera pas. Les chats restent des chats et des femmes pauvres vendront qui des ovocytes, qui 9 mois de leur vie et leur santé et leur liberté, et c’est de l’esclavage. Puis vendront leur bébé. Parler de grande démocratie avec les USA ? Je tousse : la peine de mort y subsiste, la dernière finale des élections présidentielles, c’était Trump / Clinton : peut mieux faire. Mais nos 3 dernières finales n’ont pas fait mieux. » (19 avril)

Nicolas-p : « la GPA c’est donner un enfant d’un adulte vers un autre donc le considérer comme un objet puisque échangeable ou donnable (gratuitement ou non) donc la définition même de l’esclavage… » (25 avril)

 

Etat doit protéger les enfants (L’)

Emmanuel : « Oui, il y a des enfants heureux qui n´ont pas eu la chance d´avoir auprès d´eux un papa et une maman qui s´aiment. Il n´empêche, le plus structurant pour eux reste de construire leur vie sur l´amour qui est à l´origine de leur existence. C´est cela et cela seul que l´Etat doit viser pour le bien des enfants. Les enfants sont bien plus vulnérables que des adultes et donc l´Etat se doit de les protéger. Ils ne pourront jamais être une réponse aux souffrances (vraies, je ne le rejette pas) des adultes. » (6 avril)

 

Ethique ne change pas (L’)

Jeanne D : « L’éthique ne change pas tous les quatre matins ; l’anthropologie non plus. Le souci de l’écologie humaine et le principe de précaution concernant les techniques nouvelles dont on n’a pas évalué toutes les conséquences nous incitent à la prudence. D’autres arguments, développés par ailleurs, sont suffisamment connus pour rejeter dès maintenant la PMA avec donneur extérieur, la GPA sous toutes ses formes, l’euthanasie et l’eugénisme évidemment. » (26 mars)

Godeau Axel : « Si elle n’est pas demandée par un couple homme/femme désireux d’élever un enfant ensemble, la PMA viole l’éthique, que celle-ci soit réalisée à l’étranger ou en France. De même, réalisée à l’étranger ou en France, la GPA viole l’éthique parce qu’elle contractualise l’être humain et arrache un enfant à sa mère biologique qui est la meilleure personne qui soit pour apporter tous les soins nécessaires à un petit être en devenir. En effet, la personne humaine doit être respectée dès sa conception et pendant toute son existence, a fortiori pendant les premières semaine de son existence. C’est avant tout son humanité qui doit être respectée au risque de faire souffrir cette personne à terme. Pour éviter toute souffrance à venir, il convient de garantir la bio-éthique de toute personne humaine, i.e. garantir le mieux possible à chaque enfant qu’il est le fruit d’une relation charnelle véritable (volontaire, non forcée, etc.) d’un homme et d’une femme et qu’il sera élevé par son père et sa mère biologique. Concernant la PMA, il est certainement possible d’étudier la PMA pour les couples stériles dans les conditions suivantes : – le couple considéré pratique des relations charnelles véritables, – la PMA ne peut avoir lieu qu’avec l’apport génétique des deux futurs parents considérés (homme+femme) et non pas avec l’apport d’une tierce personne. » (30 avril)

 

Etudes biaisées

Nicolas-p : « @ adrénaline : non : j’ai ou je suis en train de lire les études publiées depuis les années 80 (63 lues sur 95 pour être précis pro lgbt) : elles sont toutes inexploitables par biais de recrutement/ puissance insuffisante (40 à 95 personnes) non comparables entre elles et non significative : on ne peut strictement rien dire ou sortir de ces études qui n’ont aucune valeur statistique. les conclusions sont volontairement mensongère : on dit qu’il n’y a aucune différence entre les différents schémas familiaux : AUCUNE étude n’a la puissance statistique ou la méthodologie faite pour montrer une différence si elle existe… seule 2 études (critiquables ) ont la puissance requise (respectivement plus de 2000 personnes et 512 pour l’autre) et elles montrent une différence… il faut rester prudent. en 2018 la seule conclusion est que l’on n’en sait rien et que l’on a pour l’instant plutôt des raisons de penser qu’une différence existe sans preuve formelle. » (2mars)

 

Exploitation de l’utérus de la femme

SophieV : « Eh oui, il existe bien d’autres formes d’exploitation. Et l’Homme étant ce qu’il est, la loi ne les fera jamais toutes disparaître. Ceci dit, ça n’autorise pas à appeler “bien” un mal, même un moindre mal. Si on trouve normal d’exploiter l’utérus d’une femme et de trimballer un nouveau-né d’un bout à l’autre du monde comme un paquet de linge, il y a peu de chances que ça améliore le sort des ouvrières du textile ou des prostituées. On peut mener plusieurs “croisades” en même temps, il n’y a pas de contradiction ! Et non, je n’envisage pas “calmement” de restituer tous les bébés sans accord de la mère porteuse, car il est bien évident que la GPA met la mère et l’enfant dans des situations incroyablement complexes. Mais si celle-ci veut le garder, elle est bien plus légitime que les commanditaires, tout simplement parce que le bébé est attaché à elle. Et si elle ne veut pas, les services sociaux ne sont pas plus des étrangers pour cet enfant que les commanditaires, qui se sont quand même mis hors-la-loi, ce qui n’est pas un point positif pour leurs compétences de futurs éducateurs… » (19 mars)

 

Fécondité

Marilo : « Avoir un enfant est la chose la plus naturelle du monde, alors pourquoi devoir encourager des pratiques traumatisantes pour les couples et pour les femmes en particulier. L’amour que chaque personne et chaque couple peut donner ne se traduit pas obligatoirement par la conception et l’éducation d’un enfant. Si on ne peut pas avoir d’enfant, on peut donner de l’amour autrement et s’épanouir en se donnant à d’autres enfants, ou à d’autres causes. » (12 avril)

Lucy : « Est-ce qu’une naissance naturelle “a toujours été une construction sociale fondée sur des choix de raison” ? ? ? Ce n’est pas comme cela que je me voyais ! ! ! Est-ce devenu rétro, ringard que de se voir comme fruit d’un amour qui se voulait fidèle, qui l’a été, et qui voulait simplement, non par raison, mais par amour, transmettre la vie ? Peut-être, malheureusement… Mais cela me rend plus heureuse, plus équilibrée et plus sereine que de me savoir “construction sociale” ! Et si cette transmission de la vie n’avait pas été possible, la recherche d’une autre fécondité aurait été plus fructueuse, humainement parlant, que le recours à la location de ventres. » (25 avril)

 

Femme objet

BRossolet : « La #GPA est une utilisation du corps d’une femme (qu’elle soit consentante ou pas), la création d’une fausse filiation de l’enfant qui est arraché (le mot est utilisé à dessein car c’est bien ce qui se passe) des bras de celle qui l’a porté pendant neuf mois avec qui il a eu la relation la plus intime qui soit. Elle est l’objet d’un contrat, donne lieu à une relation mercantile (intermédiaires). Enfin en Grande-Bretagne, où la GPA est « gratuite », il n’y a pas assez de candidates «gestatrices » : en conséquence la plupart des enfants britanniques nés de GPA viennent d’autres pays. La GPA soit disante éthique ne fait que faciliter une pratique indigne de la civilisation. Je propose plutôt l’interdiction Internationale de la GPA comme l’est l’esclavage. » (17 mars)

 

Filiation illisible

Michel38 : « La GPA rend illisible la filiation de l’enfant, dès lors que plus de deux adultes interviennent (cela peut aller jusqu’à cinq en cas de don d’ovocyte) pour qu’il existe et se développe avant et après la naissance. Or l’enfant, lorsqu’il grandit, a besoin de connaître son origine. D’où le désir de recherche de beaucoup d’adolescents adoptés de connaître leur famille d’origine, le lieu de leur naissance, … Quelles seront les conséquences sur le développement psychologique de l’enfant de savoir qu’il a été le fruit d’un contrat, qui plus est d’une opération commerciale ? » (29 avril)

GuillaumeM : « Je suis absolument opposé à la GPA, pour deux raisons majeures : c’est une marchandisation du corps de la femme et cela empêche la filiation, or un enfant a beoin de savoir qui sont ses parents biologiques. S’il n’a pas de réponse, cela peut entrainer de graves problèmes psychologiques. En revanche, la proposition de retirer l’enfant me parait extrême » (30 avril)

Rémy Mahoudeaux : «Employer le qualificatif de “parfaitement éthique” pour la GPA, c’est (i) nier que l’enfant soit l’OBJET d’un contrat commercial, comme les juges américains le rappellent de temps en temps ; (ii) faire fi du COMMERCE de gamètes contraire au principe de l’indisponibilité du corps humain et porte ouverte à l’eugénisme le plus délétère ; (iii) réduire la LIBERTÉ de la mère porteuse et lui faire courir des risques de santé inadmissibles ; (iv) priver l’enfant d’une partie de sa FILIATION ; (v) priver l’enfant des LIENS qu’il aura pu tisser avec sa mère porteuse, quelque déni qu’elle puisse manifester ; (vi) dans le cas des GPA commanditées par des couples homosexuels, priver l’enfant d’une ALTÉRITÉ sexuelle structurante pour bâtir sa personnalité. Les 3 premiers arguments tiennent à la nature esclavagiste de la GPA, les suivants au fait que l’enfant paye les conséquences de l’assouvissement du désir des adultes. » (22 avril)

Ollivete : « La mère biologique, c’est la gestatrice, c’est à dire femme qui porte et met l’enfant au monde. C’est aussi la mère “juridique”, c’est à dire reconnue comme telle au yeux de la loi. En revanche elle peut être différente de la mère “génitrice”, c’est à dire la femme qui fournit ses gamètes, en cas de PMA avec don d’ovocytes. ——- A contrario le père biologique et le père “géniteur”, sont une seule et même personne Mais le père “juridique” est le conjoint de la mère biologique, présomption de paternité oblige… —– C’est ainsi qu’en cas de GPA, si l’on ajoute le couple commanditaire, il peut y avoir jusqu’à 6 personnes susceptibles de revendiquer une filiation avec l’enfant… Bonjour la complexité du cadre pour cet enfant. » (21 février)

 

Financement impossible

Seys philippe : « Il me semble clair que le remboursement des pratiques contraires à l’éthique et à la loi ne doit pas même être envisagé. » (30 avril)

Nicolas-p : « Étant donné que c’est de l’exploitation humaine le mieux est de continuer à l’interdire… Ce qui est sûr c’est que la sécu n’est pas là pour financer des désirs mais des pathologies. La GPA N’étant pas une pathologie… » (25 avril)

Olivier Autain : « Rappelons que les enfants nés de PMA ou GPA ont ou peuvent avoir des droits dans les pays où ils ont été conçus. Que leurs parents aillent jusqu’au bout de leurs démarches. Quand on fait un choix on va jusqu’au bout ! Et on n’impose pas à d’autres de prendre en charge ce que l’on n’assume pas soi-même. » (23 avril)

Béatrice MV : « Selon ses principes fondateurs l’assurance-maladie n’a pas vocation à couvrir des interventions qui ne sont pas des soins et n’ont pas pour objet de protéger la santé. « Si l’aide à la procréation ne relève pas d’une infertilité médicale, il n’y a pas lieu de permettre un remboursement solidaire” Pr Friedman. » (15 avril)

 

Fraude à la loi

Cathy-O : « La proposition est pour le moins fallacieuse car il n’y a plus de guerilla administrative depuis le jugement de la CEDH sur l’affaire Mennesson, et plusieurs jugements de la Cour de Cassation qui ont suivi. Il n’en demeure pas moins que le fait d’aller à l’étranger pour bénéficier d’une GPA est une fraude. » (11 mars)

Olivette : « La CEDH n’a jamais contesté le droit de la France d’interdire la GPA, ni celui de considérer le recours à la GPA à l’étranger comme une fraude, ni celui de vouloir combattre cette fraude. » (21 février)

Bache : « En France, il est illégal de mettre en place une GPA. Comment des parents qui sont citoyens français osent aller à l’encontre de la loi de leur pays en allant en mettre une en place à l’étranger ? Des personnes qui ouvrent des comptes non déclarés à l’étranger ont été traités avec beaucoup plus de dureté… pourtant il n’y a pas d’enfant en question mais seulement de l’argent… Incompréhensible… » (9 avril)

Olivette : « Votre comparaison avec le trafic de certaines drogues telles que le cannabis. En effet, si vous vous rendez en Hollande, vous pouvez parfaitement acheter du cannabis, dont la commercialisation et la consommation est licite dans ce pays. Mais vous devez le consommer sur place. Si vous rentrez en France avec, vous tombez sous le coup de la loi prohibant le trafic de stupéfiant. —– De la mème manière, si vous allez à l’étranger pour y bénéficier d’une PMA ou d’une GPA, alors qu’elles vous sont interdites en France (réservée au traitement des infertilités pathologiques pour la 1ère, strictement prohibée dans tous les cas pour la 2de), cela ne pose aucun problème tant que l’enfant reste dans le pays en question. En revanche, cela devient un contournement frauduleux de la législation française dès lors que l’enfant nait ou revient en France, pour y être inscrit à l’Etat Civil… —– Je pense utile de rappeler les termes de l’arrêt du Conseil Constitutionnel de mai 2013, sur la loi Taubira, et plus spécifiquement la question de ces contournements frauduleux. Les Sages écrivaient dans le considérant n°58 : —– “l’éventualité d’un détournement de la loi lors de son application n’entache pas celle-ci d’inconstitutionnalité ; […] il appartient aux juridictions compétentes d’empêcher, de priver d’effet et, le cas échéant, de réprimer de telles pratiques”. » (14 avril)

Wanabix : « Du moment que c’est une fraude, le(s) parent(s) de l’enfant peu(vent) être condamné(e(s)) et même faire de la prison, ce qui légitime entièrement que l’on retire l’enfant. Mais il faut dans un premier temps essayer de redonner l’enfant à la mère et si ce n’est pas possible, effectivement le mettre à l’adoption. C’est difficile de faire un texte quand on sait le “bricolage” que peut être la GPA. » (8 avril)

Renaud : « Olivette, vous êtes inconséquent, vous flanchez ! Le fait qu’un des commanditaires d’une GPA soit le père génétique n’empêche aucunement de le déchoir de son statut de parent. Il existe des motifs de déchéance, légitimes ou illégitimes, qui sont très éloignés de la gravité du crime de GPA, comme dans le scandale récent en Angleterre où des mères se sont vues retirer leur enfant dés la sortie de la maternité pour cause d’incapacité présumée sans le moindre antécédent si ce n’est leur pauvreté. » (28 mars)

Valéie C : « Il serait surtout bon de punir les parents qui sont hors la loi ! Incroyable de deplacer le débat. D’accord pour protéger l’enfant qui n’a rien demandé mais pénaliser les parents qui ne respectent pas la loi ! » (5 avril)

Yves Darcourt Lézat : « Pas question de pénaliser l’enfant, bien entendu, mais l’irresponsabilité et la prise de risque juridique des parents à transgresser une limite. » (31 mars)

 

La GPA altruiste n’existe

Adèle : « “Altruisme” veut dire rémunérer tous les intermédiaires, sauf la mère porteuse, qui prête son corps pendant 9 mois. » (4 avril)

SophieV : « Justine, je crois que vous non plus n’êtes pas très bien renseignée : les britanniques et les australiens peuvent légalement avoir recours à une GPA altruistes, et pourtant ils font partie des nationalités les plus représentées parmi les clients de GPA indienne ou thaïlandaise ! Prenez le cas de Gammy, ce bébé trisomique né par GPA en Thaïlande et laissé à la mère porteuse par ses parents d’intention… australiens… »  (8 mars)

Noiret : « Nous tournons toujours autour de l’adulte (et ici des adultes) qui décide(nt) de mettre au monde un enfant sans rien lui demander par rapport à ce qu’il en pensera à l’âge de raison. Abandonné il le sera toujours, que ce soit à titre onéreux ou “gratuit”. Ne comprend-on pas que chaque être humain a besoin de connaître ses parents, car c’est un sentiment très fort. Je connais des gens dont un ou deux parents sont morts alors qu’ils étaient très jeunes, et qui n’ont donc pas été abandonné, mais ils ont toujours en eux cette blessure, ce deuil non fait et ce manque. On a vu des “mères porteuses altruistes” se faire refuser leur enfant pour x causes et alors les abandonner. Puisque ces lois en sont à traiter des cas marginaux, au nom des possibilités techniques et du concept de liberté et de droit absolus, il faudrait punir d’une pension à vie ceux qui refuseraient un enfant qu’ils ont “commandé” – même si c’est contractuellement spécifié. – Faudra t’il délivrer un certificat d’altruisme ? – 22’000 dollars au Canada ! Mais quels examens les mère subissent-elles dans ce pays pour que ça coût ce prix là en 9 mois ? – Comment l’administration française va t’elle vérifier la gratuité ? » (23 février)

 

La GPA éthique n’existe pas

Pourunmondemeilleur : « Il n’existe pas de GPA éthique ! Ce n’est pas parce que la femme est consentante et qu’elle ne se fait pas rémunérer que cela est éthique ! » (30 avril)

Marie-Hélène Florentin : « La GPA « éthique » ? En France, on a déjà essayé l’esclavage « éthique » : le code noir a été voulu par Colbert comme un progrès » (30 avril)

Marion : « Ouvrir la GPA éthique est une fausse bonne idée ! LA GPA même non rémunérée fait du corps de la femme une marchandise et un objet. Il y aura bien trop peu de femmes qui vont se porter volontaires. En ouvrant la GPA éthique on va créer une forte demande à laquelle on sera obligée de répondre par la GPA rémunérée. » (25 avril)

Brigitte : « la GPA éthique n’existe pas ! !. On ne verra jamais une femme riche portée un enfant pour une femme pauvre sous couvert d’altruisme » (24 avril)

Artemis : « La GPA éthique n’existe pas. Il y aura toujours un contrat, des coûts, des aléas, des changements d’avis etc. Très moche. Et il y aura toujours ce sentiment indicible de la mère qui sent son bébé dans son ventre. C’est ça l’humanité. » (24 avril)

Belop : « GPA éthique ? ? ? Guerre “propre”, fille de “joie”, “jeux” de hasard… quand on se met à maquiller les maux avec des mots pour en adoucir le venin, il faut se méfier. J’ai du mal à percevoir l’éthique d’un business basé sur la fabrication d’usines à bébés… même en respectant les normes ISO. » (23 avril)

Diké : « Avis 126 CCNE 15 juin 2107 Conclusion et recommandations : En conclusion, le CCNE reste attaché aux principes qui justifient la prohibition de la GPA, principes invoqués par le législateur : respect de la personne humaine, refus de l’exploitation de la femme, refus de la réification de l’enfant, indisponibilité du corps humain et de la personne humaine. Estimant qu’il ne peut donc y avoir de GPA éthique, le CCNE souhaite le maintien et le renforcement de sa prohibition, quelles que soient les motivations, médicales ou sociétales, des demandeurs. Recommandations – Le CCNE est favorable à l’élaboration d’une convention internationale pour l’interdiction de la GPA et particulièrement attaché à l’effort diplomatique ; dans le même sens que le rapport d’information concernant la GPA remis à la Présidence du Sénat le 17 février 2016, il recommande l’engagement de négociations internationales, multilatérales. » (22 avril)

Miche : « Autoriser la GPA “étique” est similaire à autoriser la peine de mort à condition que la lame du bourreau soit bien aiguisée… Ethique ou pas, la GPA est mauvaise. » (11 avril)

Michel Rezvoy : « l n’y a pas de GPA éthique, c’est une fumisterie. D’une manière ou d’une autre, les mères porteuses sont rémunérées ou “indemnisées” sinon elles ne donneraient pas 9 mois de leur vie qui ne sont pas sans risque pour leur santé. A 99,9 % les mères porteuses sont dans la misère et elles ont toute chance d’y rester. Il ne faut pas oublier l’enfant conçu en vue d’être vendu, faisant l’objet d’un contrat, avec un cahier des charges et parfois refusé à la livraison s’il ne correspond pas aux attentes des acquéreurs. Dans les deux cas on peut parler de marchandisation du corps humain, une sorte d’esclavage. » (7 mars)

JP.Pène : « La GPA est inacceptable du point de vue éthique, car c’est une marchandisation du corps de la femme, donc de sa personne. Le fait que la gestatrice soit valorisée n’y change rien. Par ailleurs avec la GPA il arrive que la gestatrice s’attache à l’enfant qu’elle a porté et la séparation est alors un traumatisme pour elle. » (19 février)

Olivette : « La GPA prétendument éthique n’est qu’une chimère dangereuse. Les exemples étrangers montrent qu’elle est en vérité un échec : —–1/ Il y a presque toujours une contrepartie financière, même si elle est déguisée sous la forme d’une simple “indemnité” (de l’ordre de 20.000 € en Angleterre) au lieu d’une rémunération formelle. —– 2/ Elle favorise en fait le recours aux GPA commerciales et non-éthiques, la plupart du temps « low cost », dans des pays où la pratique est peu voire pas encadrée, et où les mères porteuses sont exploitées. En effet, l’encadrement légal restrictif dissuade nombre de mères porteuses et génère une pénurie, poussant les couples à aller à l’étranger, tandis qu’il offre les outils juridiques pour rapatrier sans encombres les enfants ainsi achetés et fabriqués à l’étranger, dans le pays de leurs commanditaires. —– C’est ainsi que l’Angleterre, souvent citée en exemple pour sa GPA prétendument éthique, est devenue championne du monde des GPA low-cost à l’étranger. » (18 février)

Paticha            : « La GPA éthique est une fumisterie ! ! ! Donner en exemple des cas où la mère porteuse serait volontaire et bénévole pour le compte d’une soeur, d’une cousine ou une amie ne peut correspondre qu’à une pratique hyper, hyper, hyper-marginale ! Même publié par Libé, ça reste de l’enfumage ! Et ça ne correspond en rien à ce que revendique le lobby pro-GPA. » (21 avril)

Momo67 : « Une GPA n’est jamais “éthique” car elle rend l’enfant orphelin de sa mère qui l’a porté dans son ventre pendant 9 mois. Les ventres ne sont pas à louer, on ne dispose pas du corps des autres pour sa propre satisfaction personnelle. Non, la GPA n’est intrinsèquement pas éthique, et elle doit être bannie par la France, pays des droits de l’Homme ! » (16 mars)

Gemini : « La GPA est dans son principe non-éthique, et par conséquent inacceptable, même dans un objectif strictement médical. En outre la GPA n’est pas un traitement médical mais un service marchand de gestation. » (23 mars)

Nicolas-p : « C’est l’argument fallacieux suprême pour essayer de justifier l’injustifiable » (30 avril)

Rémy Mahoudeaux : «la GPA éthique n’existe que dans l’esprit et les discours de ceux qui ne veulent supporter aucun frein à l’assouvissement de leurs désirs. Dans la réalité, c’est toujours sordide » (29 avril)

Tof : « @EOL : Tout comme l’esclavage éthique, la GPA éthique est un leurre, ça n’existe pas ! » (30 avril)

Rémy Mahoudeaux : « Eric Olivier Loïc : la GPA éthique cela n’existe pas : comme le vol, le meurtre, le viol, le trafic de drogue éthique … » (30 avril)

 

Illégalité

Manu83 : « Sous prétexte d’une loi européenne, on légaliserait un acte au départ illégal. en gros, je vole un scooter puis je demande l’établissement d’une carte grise. Comme on ne peut me refuser une carte grise puisque je suis le détenteur du scooter, on me l’accorde. Et on valide ainsi mon acte illégal. Ben voyons, voilà une vision bien orientée de ce que doit être la justice. » (27 avril)

Dlemaire : « Le fait accompli de l’illégalité ne peut pas être un principe de loi non plus. C’est une jurisprudence à affiner. » (21 avril)

Diké : « “Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets des causes qu’ils chérissent ” Evitez de transgresser la loi et vous n’aurez plus à vous plaindre ¨ » (20 mars)

 

Inégalité entre les enfants

Lucy : « ll ne s’agit pas de nier l’existence des enfants nés par GPA, de faire comme s’ils n’existaient pas. Et effectivement, la majorité des Français est heureusement favorable à ce qu’ils ne soient pas discriminés. Alors qu’elle ne l’est pas quant à la généralisation de la GPA. Car, comment invoquer le “respect de la dignité de chacun, (la) liberté et (l’)égalité”, alors que justement, la GPA introduit une inégalité fondamentale entre les enfants, certains ayant droit à une histoire, une filiation bien connue et d’autres non… ; certains étant nés naturellement de leur père et mère et d’autres ayant fait l’objet d’un contrat avec des personnes extérieures à la famille… quand les parents auront eu les moyens financiers d’honorer ce genre de contrat… (Porte ouverte à bien des dérives… cf le film “Notre enfant”). » (25 avril)

Crancran : « Depuis des siècles, notre société cherche à faire reconnaitre l’égalité hommes / femmes notamment dans la sphère des droits civiques et professionnels. Cela va dans le sens du Bien commun. C’est long et que de souffrance mais c’est en bonne voie. Serions nous assez irresponsables pour recréer une nouvelle inégalité entre des enfants avec père et des enfants sans père ? Je ne veux pas être co-responsable de manifestations d’enfants en 2050 qui réclameront le droit d’avoir un père. Même si j’entends bien évidemment la souffrance individuelle des personnes seules ou homosexuelles, cette souffrance ne peut trouver sa réponse dans des lois qui créent une souffrance encore plus grande au niveau de l’ensemble de la société. Prenez l’exemple de la peine de mort : un meurtre vient d’être commis sur un enfant : au nom de la souffrance dramatique des parents, il conviendrait de modifier la loi pour autoriser la peine de mort. Heureusement la loi n’a pas pour but de s’adapter aux intérêts particuliers, aussi sincères soient-ils, mais doit organiser la société pour que le plus petit, le plus vulnérable, l’enfant et la personne en fin de vie, soient protégés et accompagnés. » (20 février)

Kang : « Un enfant qui ne connaît pas son père ou sa mère est un enfant blessé. Souvent la blessure ne se referme jamais, même si l’enfant est adopté par des parents qui l’aiment et qui l’entourent. La loi est là pour protéger les plus faibles. Elle ne peut donc pas autoriser ni tolérer la conception délibérée d’enfants sans père, cela consisterait à autoriser à concevoir délibérément des enfants blessés dès la naissance. Cela serait une violence faite aux enfants. » (18 février)

Pierre Vanpeene : « Les êtres humains, à part les vrais jumeaux homozygotes sont tous différents. Est’ce pour cela qu’ils ne sont pas égaux ? La loi doit veiller à ce que tous les enfants aient les mêmes droits à leur naissance, quelque soit leur mode de conception » (21 mars)

Rémy Mahoudeaux : « L’asymétrie entre les enfants privé d’un parent d’un certain sexe et ceux qui disposent d’un père et d’une mère est une inégalité subie par l’enfant. » (8 mars)

 

Limites (poser des)

Jushua 88 : « Il n’y a pas de discrimination d’ordre sexuelle, il s’agit de légitimité à obtenir des droits dû à sa maladie et à son orientation sexuelle établi par l’ordre naturel. Celui-ci impose des limites fondamentales qui permettent l’équilibre de ce monde et nous préserve du chaos. Et qui donc ne doivent jamais être franchies. Certaines ont déjà été franchises, on a essayé, ça ne fonctionne pas. L’ histoire nous montre que si l’on commence à en braver une, toutes les autres le seront aussi par la suite. Et pour cause, ces douaniers de la bioéthique qui ont pour vocation d’assurer le maintien de ces frontières entre ce qui est bon et mauvais pour l’homme n’assumant malheureusement plus leur rôle. On en voit les dérives, cela est train de dégénérer, la tenue même de ce débat nous le prouve. Accorder une égalité qui n’est pas justifié aux une créerai des inégalités pour les autres. Il faudrait peut-être en venir à interdire la PMA et la GPA pour tout le monde » (24 février)

 

Maman

Diké : « Votre enfant appelle-t-il « Maman « cette femme qu’il voit sur Skype ? Comment lui expliquerez vous sa situation ? » (15 avril)

 

Marchandisation du corps de la femme

Armelle Manuel : « D’accord à cent pour cent , de deux choses l’une : c’est rémunérateur pour des femmes pauvres “marchandisation d’êtres humains”ou bien c’est gratuit , donc c’est de l’esclavage pour la mère porteuse qui pourrait être contre votre proposition ? » (29 avril)

Elifa : « un fléau mercantile. Si on a les yeux ouverts sur les dérives du marché du tourisme sexuel, sur les horreurs du trafic des êtres humains (femmes enfants, jeunes garçons ), nul doute que la GPA n’ouvre un nouveau marché aux esclaves. » (16 avril)

Miceh Rezvoy : « Par définition, la GPA est toujours contractualisée. C’est d’ailleurs le premier reproche qu’on peut lui faire : disposer du corps de la mère porteuse et disposer de l’enfant à naître dans un contrat commercial. C’est la marchandisation, assimilable à l’esclavage. Exploitation de la mère porteuse contre rémunération. Utilisation de gamètes également contre rémunération. Conception d’un enfant que la mère porteuse s’engage à abandonner au profit du commanditaire-acquéreur. Précisons qu’il n’y a pas de valeur supra-légale pour un contrat lorsque celui-ci contredit une mesure d’ordre public ce qui est actuellement le cas. Si on ajoute le non respect de la Convention internationale des droits de l’enfant qui porte préjudice à l’enfant objet du marché, la GPA contractuelle est indéfendable. La seule mesure éthique est l’interdiction. » (23 mars)

Tof : « La France doit prendre ses responsabilités afin d’éviter la marchandisation du corps des femmes et des enfants à l’étranger en ne légalisant pas la PMA sans père, en durcissant ses lois pour les GPA réalisées à l’étranger et en menant une action internationale pour l’abolition de la GPA comme l’a promis M. Valls en octobre 2014. » (27 février)

Nicolas-p : « GPA : Nommons les choses  : marchandisation du corps et de l’enfant (relier l’humain à unr valeur pécuniaire =esclavage). Elle prospère sur la misère du monde. Bientôt cela règnera dans nos démocraties au nom du “droit positif.” Comme Mélenchon “le jour ou je verrai une milliardaire porter l’enfant d’une pauvre…” Pas vraiment ce que lon voit dans le monde( USA/inde/Thaïlande…) Oser parler “d’éthique” quand on monnaye une vie… » (7 mars)

Nf : « Dans une société matérialiste, tout devient marchandise…. » (29 avril)

 

Maternité éclatée

Elisabeth P : « Il n’y a pas de GPA éthique ! La GPA consiste à éclater la maternité en une succession de prestations : fourniture d’un ovule, grossesse et mise au monde, éducation. Elle ne respecte ni la femme, ni l’enfant. Elle revient à fabriquer un enfant puis à l’abandonner à d’autres. L’enfant devient une marchandise faisant l’objet d’un contrat ». (30 avril)

 

Monde que nous voulons (Le)

MLupin : « Faire de l’enfant un objet de commercialisation n’est pas acceptable si on veut un monde humaniste. » (28 avril)

Diké : « ce serait l’honneur de la France de poser des limites à toutes ces dérives immorales et mercantiles ! » (26 avril)

Rémy : « Moi non je ne souhaite pas d’un monde pareil » (26 avril)

 

Outils de production

Diké : « réponse mitigée à ce constat :la GPA est une pratique indigne qui utilise les femmes comme outils de production telles des machines dans un business honteux et immoral .Elle fait effectivement courir des risques à ces femmes mais encore plus à l’enfant qu’elles vont porter pendant neuf mois comme un objet étranger et qu’elles vont abandonner volontairement à sa naissance ! la vie commence in utero , quelles séquelles pour un enfant qui subit cela ! : Il n’y a pas de soins par GPA , il n’y a pas de GPA éthique . » (21 mars)

 

Principe de non-disponibilité du corps

Sylvie Margottin : « Aucune “fabrication” d’enfant pour sa mise à disponibilité à autrui n’est éthique. De plus l’utilisation du corps d’une personne est contraire au principe de non disponibilité du corps humain. Le document publié par le collectif pour le respect des personnes est riche pour la réflexion. » (13 avril)

Anne Chareton : « La GPA doit être totalement interdite, car on sait bien que dès qu’une porte est entr’ouverte, des demandes supplémentaires apparaissent, et on aboutit à des dérives qui font d’un petit chemin une autoroute ! La France doit rester ferme sur le principe de la non disponibilité du corps humain, en particulier celui de la femme. Elle doit se rappeler l’importance de la grossesse pour la construction et le développement de l’être humain ; la relation mère-enfant in utéro est fondamentale dans la construction de la vie relationnelle future de tout être humain. Et l’enfant ne doit pas courir le risque de devenir une marchandise ! » (17 février)

 

Privation de la mère

Willothello : « Je comprends votre désir d’enfant qui est naturel. Je ne doute pas que vous l’aimez et qu’il vous aime. Mais vous avez sciemment fraudé la loi, pour réaliser votre désir. Tous les désirs, même naturels, n’ont pas vocation à être réalisés. Cet enfant, vous l’avez délibérément privé d’une mère, ce qui est très grave. Et voir sa mère, qui ne reconnaît pas être sa mère mais se définit comme mère porteuse, via Skype une fois de temps en temps, ce n’est pas suffisant. Un enfant n’est pas un produit ! Il ne doit pas être commercialisé ! » (15 avril)

 

Procréer n’est pas un droit

Olivette : « La GPA inquiète de plus en plus à gauche, et plus aucune personnalité de 1er plan de ce côté de l’échiquier ne se risque à porter cette revendication. ———– Et par voie de conséquence, la PMA pour toutes est également de moins en moins soutenue, car beaucoup ont compris que la PMA pour toutes est le dernier marchepied vers la légalisation de la GPA.—- C’est ainsi que G. Biard a écrit fin 2017 dans Charlie Hebdo : —— «La procréation n’est pas un droit, mais une fonction biologique. (…) L’exiger pour tous au nom de la “justice sociale” comme le revendique Marlène Schiappa est parfaitement absurde.» — Outre la grande “tradition techno-critique” toujours présente comme motivation, c’est aussi la lutte contre la marchandisation qui gouverne désormais un nombre croissant d’opposants de gauche à la PMA pour toutes. Ceux-ci voient dans cette extension du «droit à l’enfant» la porte ouverte à la légalisation de la GPA, c’est à dire à un asservissement et une extension du domaine du libre-échange au corps des femmes. »

Revendication d’une minorité

Vivelavie : « La société a besoin de stabilité et de repères solides pour permettre au plus grand nombre de s’épanouir. Les revendications sociétales actuelles ne concernent qu’une infime minorité au détriment de la collectivité. » (16 mars)

 

Risques biologiques et psychologiques

Satchi : « La prise de risque pour autrui. Le prix d’une GPA devrait inclure le risque de décès à l’accouchement pour la mère porteuse. Il faudrait rajouter une clause au contrat de GPA comme quoi, en cas d’accouchement dramatique s’il faut choisir entre la survie de la MèrePorteuse et celle de l’enfant il faut impérativement privilégier l’enfant car le client a payé d’avance ! Nous voyons bien ici toute l’hypocrisie du terme “Pour autrui” qui se veut altruiste alors qu’il ne s’agit que de commerce. Présentez moi des House-wifes de Paris 16e prêtent à porter l’enfant d’un femme Birmane sans utérus ! » (28 mars)

Diké : « La GPA est une situation à hauts risque biologiques et psychologiques pour l’enfant et pour la femme , volontairement créée par intérêt égoïste et mercantile ;cette pratique inhumaine doit être combattue et interdite . » (17 mars)

 

Risque d’aliénation à la technique

Makardoue : « D’accord. Certains homosexuels refusent de « servir de caution morale » pour justifier la « réification de la femme et de l’enfant ». Pour eux, la question n’est pas celle de l’égalité, mais du risque d’aliénation de l’humain par la technique et ILS NE SONT PAS HOMOPHOBES pour autant ! (Cf. la source jointe : http ://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/01/26/31003-20180126ARTFIG00197-en-tant-qu-homosexuels-il-est-de-notre-devoir-de-prendre-position-contre-la-pma-et-la-gpa.php) » (27 avril)

 

Rupture volontaire de filiation

Béatrice MV : «Ce qu’il faut surtout faire, c’est sanctionner lourdement les personnes qui détournent la loi française. Ce propos, sous des aspects de rigueur de professionnel du droit, est tout simplement inacceptable. Comment faire passer quelque chose d’inacceptable avec des mots du registre du sensible et de l’affect … La GPA “éthique” est le summum de l’oxymore. Qui dit GPA dit forcément à un moment donné rupture volontaire de la filiation, commerce de gamètes (qui mène forcément à l’eugénisme), privation volontaire de père ou de mère pour l’enfant dans le cas de couples de même sexe et de ce fait nier le rôle spécifique respectif, déperdition de tout historicité d’antécédent médicaux (également dans le domaine psychique), etc, etc etc …………. Qu’une pratique odieuse puisse se pratiquer dans d’autres pays d’Europe ou d’ailleurs ne justifie AUCUNEMENT qu’elle doive se pratiquer en France. » (23 avril)

 

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Sondages

Gramond : « Pour confirmer ce que dit Nicolas-p, concernant la GPA, seuls 34 % des Français sont favorables à l’autoriser pour des couples homosexuels. il n’y a donc pas une majorité, car 43 % sont totalement contre et le reste ne l’autorise que pour les hétérosexuels. » (26 mars)

Gramond : « Concernant le mariage pour tous, le manque de débat, aggravé par une bienveillance assez marquée de la plupart des médias radio et TV, explique en effet les tensions dans la société sur ces sujets. C’est vraiment dommage, et je pense qu’on n’est pas à la veille d’une amélioration, car les mêmes médias ne disent pas un mot sur les états généraux de la bioéthique, en cours. J’ai même fait une requête auprès du CSA afin que certains chroniqueurs qui disposent d’une tribune quotidienne arrêtent d’afficher leur point de vue partisan, alors même que les états généraux avaient commencé. Après ce matraquage, que le sondage soit favorable, c’est anecdotique. Il y a un déséquilibre évident dans le traitement de l’information et surtout dans les modalités. » (14 mars)

 

Stéréotype féminin

Yves Darcourt Lézat : « A la solde de marchands d’illusions, des femmes tentent de prendre la transmission de la vie en otage. Au prétexte d’un instinct naturel ! » (27 mars)

 

Trafic d’enfants

Ollivete : « La proposition est inapplicable car dans la grande majorité des cas, le père commanditaire est le père biologique de l’enfant. En revanche, je suis d’accord sur le fait que la GPA relève entre autres du trafic d’enfants, et qu’y avoir recours à l’étranger est un contournement frauduleux de la prohibition française. La conduite des commanditaires de GPA est donc à double titre répréhensible, et doit donc être sévèrement sanctionnée et privée d’effet, comme l’a demandé le Conseil Constitutionnel dans son arrêt de mai 2013, relatif à la loi Taubira. —— Parmi les sanctions parfaitement envisageables on peut citer : —1/ Le versement d’une amende dissuasive de l’ordre de 50.000€, payable pour l’obtention des papiers permettant de rapatrier l’enfant en France. —2/ L’interdiction pour le conjoint commanditaire d’être reconnu par l’état civil et d’adopter l’infant —3/ La perte de la demi-part fiscale. —4/ La privation des droits civiques » (27 mars)

Vercingétorix : «Il est sûr que d’empêcher l’expression de ceux qui ne pensent pas comme vous vous donnera l’impression d’avoir raison… N’empêche que quand on ne parle pas pas la novlangue de George Orwell, le trafic d’êtres humains s’appelle de l’esclavage et la GPA est du trafic d”êtres humains. Et malheureusement, certains pays ont commencé de rentrer dans le “meilleur des mondes”… » (19 avril)

Nicolas-p : « Bien juteux comme trafic. Nombreux attendent avec impatience. .. » (13 avril)

 

Ultralibéralisme

Grenier : « La GPA, c’est le triomphe de l’ultra-libéralisme, dont la France s’honore de lutter contre. Par ailleurs, réponse à un partisan de la GPA qui écrit que les couples homosexuels ont des “enfants normaux” : cela ne se dit plus. J’ai des enfants, et je ne sais pas ce qui m’autoriserait à écrire cela. Naturellement, vous avez des enfants dont nous ne doutons pas un instant qu’ils sont comme tous les autres enfants. C’est à dire avec leur lot de joies, de passions, etc. mais également d’interrogations, d’angoisses, etc. Conçus par GPA, nous pouvons écrire qu’ils auront des questionnements à son sujet. C’est tout. Toute leur vie. Nous ne jugeons pas les enfants naturellement. En revanche, il est permis de dire aux adultes que la GPA n’est pas un mode de conception éthique pour toutes les raisons que vous savez. » (31 mars)

Savasendir : «Autoriser la GPA en France, c’est du pur libéralisme. Permettre à ceux qui ont assez d’argent de se faire fabriquer un enfant par une femme implantée ou pas en ce qui concerne l’ovule à l’aide d’un spermatozoïde du demandeur ou pas. Cela revient à une forme d’insémination artificielle -voyez les vaches- l’enfant qui naît ayant une trajectoire déterminée par une ou un ou (une et un) géniteur(s) fantasmé(s) qui a (ont) pu réaliser leur fantasme grâce à des ressources financières surabondantes. Maintenant, l’hexagone n’est pas une cage ….Des femmes porteuses qu’une somme d’argent non négligeable sortira de la misère en veux-tu, en voilà. ! En somme, la question est sans objet, sauf à ne concerner que le choix moral et pas le droit à la pratique. » (26 mars)

Rémy Mahoudeaux : « Sans aller jusqu’à accepter la GPA que vous présentez comme altruiste, à tort à mon avis, vous avez raison de mettre en évidence le paradoxe des libéraux – libertaires » (4 avril)

 

Violence faite à l’enfant

Marco : « Priver un enfant de la moitié de sa filiation est en effet une violence qui lui est imposée de manière très égoïste, au prétexte d’un improbable “droit à fonder une famille”. » (13 avril)