L’incendie de Notre-Dame de Paris est une tragédie pour les catholiques et les Français. Parce que Notre-Dame est bien plus qu’une cathédrale : elle est le “premier” lieu de culte de l’Eglise de France à travers les siècles, elle est le point zéro de notre géographie, c’est d’elle que toutes les routes de France partent…

Voilà, parmi tant d’autres, littéraires, artistiques, politiques, les raisons de l’immense et incroyable émotion qui a saisi les Français et le reste du monde quand tous ont assisté à l’incendie.

Maintenant, que faire ? Quels enseignements tirés de ce feu ?

D’abord restaurer, et non rebâtir. Agir avec humilité. Respecter la charte de Venise dont la France est signataire, et qui stipule que pour tous les bâtiments anciens, ils doivent être restaurés à l’identique.

Enquêter et chercher pourquoi le bâtiment le plus visité de France et d’Europe avec 13 millions de visiteurs par an, était mal surveillé, mal équipé en matière de lutte contre l’incendie. L’Eglise s’est beaucoup plainte de l’impéritie de l’Etat, propriétaire du bâtiment, et de la mairie de Paris qui ne dépense pas d’argent pour l’entretien de églises parisiennes. Aucun responsable politique, aucun fonctionnaire, n’a démissionné depuis l’incendie. Est-ce normal ? Personne n’est-il donc responsable ?

Enfin, que dit aux Français ce drame ? Ils les interrogent sur les raisons pour lesquelles cet incendie les a tant bouleversées. Au-delà de la beauté de l’édifice, c’est ce qu’il incarne, la civilisation française, son histoire, ses valeurs. Puisse cet héritage éclairer les futurs débats de la révision de loi de bioéthique. Car cette loi est bien plus qu’une loi, elle est aussi l’alpha et l’oméga de ce que nous voulons être et incarnés aujourd’hui dans le monde. C’est en tout cas, ce que Notre-Dame a représenté depuis sa création aux yeux des Français et de l’étranger. Aussi, restaurons la cathédrale, et par la même occasion, nos valeurs !