Marcel Kuntz est chercheur en biotechnologie au CNRS. Dans une tribune parue dans Le Figaro, il alerte sur l’influence de l’idéologie du genre au sein de l’établissement public de recherche.

Après avoir dénoncé l’usage de l’écriture inclusive qui se répand massivement au sein de l’institution, il montre la nature idéologique du genre en l’illustrant par deux exemples factuels :

Le premier concerne l’égalité femme/homme au sein du CNRS. En effet, après avoir rappelé que “L’objectif affiché de l’écriture inclusive est d’imposer une égalité des «représentations» entre les femmes et les hommes”, il témoigne qu’à “titre personnel et après trente années de carrière, je n’ai pas pu identifier d’exemple de discrimination à l’embauche contre une femme qui voudrait s’engager dans une carrière scientifique. Ni pour une promotion”.

La raison ? Elle “est que ce milieu est culturellement tourné vers la prise en compte de la «production scientifique», et non pas vers d’autres critères (sexuels, ethniques, etc.)”. Et il interroge “S’il y a des exceptions, qu’elles soient mises en lumière. Il peut y avoir, bien sûr, comme dans tous les milieux, des harcèlements inacceptables. Et même s’ils sont rares, il faut y remédier. Mais, disons-le clairement, rien ne justifie de laisser croire qu’il existe une inégalité professionnelle délibérée au sein d’organisme de recherche comme le CNRS”.

Aussi, il considère que “Dans ce contexte, l’existence d’une «Mission pour la place des femmes au CNRS» mérite un examen critique. Même si on peut en douter, admettons que son objectif d’«agir pour l’égalité professionnelle au sein du CNRS» puisse avoir une utilité”.

Mais peut-être qu’il existe une inégalité salariale entre hommes et femmes ? Et bien non ! Parce “qu’en France, dans les institutions scientifiques (…) s’applique la grille indiciaire des fonctionnaires”.

Le second exemple concerne, et cela pourrait être plus grave, puisque l’on parle de sciences, l’allégation dans une communication officielle du CNRS comme quoi «la vision androcentrique de la société a pu influencer les approches expérimentales et biaiser les interprétations scientifiques». Marcel Kuntz rappelle à ce sujet que “L’esprit critique faisant partie intégrante de la démarche scientifique, de telles réactions ne peuvent que confirmer que, en la matière, le pouvoir a été pris au CNRS par des tenants d’une approche non scientifique de problèmes par ailleurs bien réels”.

Voilà. Cette tribune montre bien, que même dans un milieu égalitaire par sa nature et son objet, les tenants de l’idéologie du genre parviennent néanmoins à s’inventer des combats qui n’ont pas lieu d’être – au lieu de se concentrer sur leurs recherches.

La tribune est à lire ici http ://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/04/31003-20190204ARTFIG00141-theorie-du-genre-et-ecriture-inclusive-ont-pris-le-pouvoir-au-cnrs-le-cri-d-alarme-d-un-chercheur.php