75 % des Français interrogés favorables à l’accès aux origines. C’est le résultat d’un sondage commandé par l’association des familles homoparentales qui milite pour la PMA sans père. Néanmoins, il y a deux grands risques liés à l’accès aux origines :

Le premier est la pénurie de sperme. En effet, partout où cette ouverture c’est faite, on a assisté à une chute des dons. Conséquence : le seul moyen pour y remédier a été pour les Etats d’acheter du sperme. Cette solution est contraire à la loi française qui interdit la marchandisation du corps. Comment fera-t-on ?

La seconde est le risque juridique pour les donneurs de sperme de devoir répondre à des demandes dans le futur, notamment financières, des hommes et des femmes conçus grâce à un don de sperme. Des pétitionnaires emmenés par l’association PMAnonyme demandant l’accès aux origines écrivent dans Le Monde (5 juin 2019) : ” Nos demandes ne menacent pas la vie privée des donneurs : le droit à l’information n’est pas un droit à la rencontre”. Comment peuvent-ils en être sûrs ? Est-ce qu’ils savent ce que seront les mentalités dans vingt ans ?

Lorsqu’on voit les revendications de droits individuels se multiplier actuellement, on peut légitimement douter que dans quelques années, on ne verra pas des hommes et des femmes conçus grâce à un don de sperme demander qui une pension au donneur, qui une part de son héritage, qui etc. Souvenons-nous que le législateur a changé la signification du mot mariage pour permettre la reconnaissance du mariage entre deux personnes du même sexe. Aujourd’hui les mêmes signataires de cette pétition militent pour le changement des notions de père, mère et parents, en revendiquant la reconnaissance dans le droit de parents d’intention. Comment les croire alors ?

L’accès aux origines est une question fondamentale qui montre bien que priver un enfant de père dans la PMA sans père est contraire aux besoins et aux droits des enfants.