Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté des enfants, parle d’un “carnage social”.  70 % des jeunes placés dans des familles d’accueil, soit 341.000 mineurs, sortent sans diplôme. Un SDF sur quatre est passé par l’Aide sociale à l’enfance. Autrefois on les appelait les enfants de la Ddass, ce sont ceux qui faisaient l’objet d’une mesure de protection de l’enfance.

Un secrétaire d’État à la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, a été nommé au gouvernement et les parlementaires travaillent pour trouver des solutions. Des solutions financières sont cherchées pour aider les départements responsables de la politique de protection de l’enfance. Tout cela coûte cher, et les caisses de l’Etat ainsi que des collectivités locales, sont vides. On sent que tous les acteurs, quoique de bonne volonté, ne savent plus par quel bout prendre le problème.

Le moment est peut être d’être sur ce sujet également “disruptif” comme le plaide souvent le Président de la République. Comment ? En ayant une politique en faveur de la famille volontariste, en amont, et non pas seulement en aval, c’est à dire social – ce que nous voyons une nouvelle fois aujourd’hui dans les solutions ébauchées. Il faudrait accompagner les familles, les parents, dès qu’elles se forment, pour les aider à mener leur vie de couple, élever leurs enfants, etc. Cela existe à l’étranger où plusieurs Etats le font face à l’explosion des dépenses sociales réparatrices, c’est à dire quand il est trop tard. La France pourrait s’y mettre à son tour. Cela coûte moins chère. Dans tous les cas, face au constat du sort des enfants placés, tout plaide pour un renforcement de l’accompagnement des familles différent de ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui et qui a, en partie, échoué.

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