Vérité, dignité, espoir. Voilà les trois vœux que le Président de la République a souhaité aux Français le 31 décembre dernier.

Relisons ce qu’il a déclaré : “cette année 2019 est à mes yeux décisive et je veux former pour nous trois vœux (…)

D’abord un vœu de vérité. Oui, nous souhaiter en 2019 de ne pas oublier qu’on ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. Or, je dois bien dire que depuis des années, nous nous sommes installés dans un déni parfois fragrant de réalité (…) Ce vœu de vérité, c’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue, d’humilité (…)

Mon deuxième vœu pour 2019 est un vœu de dignité.
Je suis profondément convaincu que chaque citoyen est nécessaire pour le projet de la Nation.
Nombre de nos concitoyens ne se sentent pas respectés, considérés. Ils sentent leur vie comme empêchée. Je pense aux mères de famille élevant seules leurs enfants et ne parvenant pas à finir le mois  (…)

Enfin, je veux former un troisième et dernier vœu. Un vœu d’espoir.
Espoir en nous-mêmes, comme peuple.
Espoir en notre avenir commun.
Espoir en notre Europe.”

Ces trois vœux à Human Vox, nous les partageons. Puisse le chef de l’Etat les mettre en application, en particulier le premier, celui de “vérité”.

En le relisant – “ne pas oublier qu’on ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. Or, je dois bien dire que depuis des années, nous nous sommes installés dans un déni parfois fragrant de réalité” – nous pensons naturellement à la révision de la loi de bioéthique et les “mensonges et les ambiguïtés” qu’elles pourraient contenir si la PMA sans père était légalisée : mensonges sur la procréation – deux femmes ou une femme ne peuvent pas procréer, mensonge sur la filiation à l’état civil. Et déni flagrant de réalité, en effet, lorsqu’on conteste le fait qu’un père est nécessaire – dans la mesure du possible – pour un enfant.

Oui, alors, formulons le vœux que le chef de l’Etat respecte ses propres vœux.