Le numéro du 16 mai 2019 de l’hebdomadaire L’Obs titre “Vivre sous le populisme. Italie, Pologne, Hongrie… Voyage dans cette Europe qui bascule”.

Nous en parlons parce que le premier volet traiter dans cette enquête, avant le contrôle de l’économie, la désignation de l’ennemi, l’éradication des nuisibles, etc. est intitulé “Sanctifier la famille”. Qui lit-on ?

Que la “famille traditionnelle” est soutenue dans ces démocraties. Par exemple les allocations familiales, le revenu universel et un panel de mesures d’aides diverses.

Pourtant touts ces mesures de bon sens – c’est à dire qui font appel à la raison – pour relancer leur démographie en berne, n’ont pas l’heur de plaire à L’Obs qui les jugent “populistes”. Étrange quand on sait que ces mesures sont d’une grande banalité. Elles existent en France depuis 1946, quand ce n’est pas le socialiste Benoit Hamon lui-même qui en défendait certaines lors de la dernière présidentielle. Leur objectif d’encourager la natalité est ni plus ni moins qu’une responsabilité importante dévolue aux responsables politiques. En France, cette question a été évoquée à plusieurs reprises par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, sans qu’ils y donnent pour le moment une suite, probablement parce que les caisses de l’Etat sont vides, et qu’ils sont plus préoccupés par la PMA sans père.

Aussi, l’article a cela d’intéressant qu’il révèle le fond d’une pensée pavlovienne : soutenir la famille, c’est être traditionnel, c’est donc moche. Parce que faire, entre autre, le choix d’aider les citoyens plutôt que les immigrés, c’est pas bien. Curieux raisonnement quand on connaît tous les bienfaits d’une démographie dynamique pour une société. Mais puisque les “populistes” ont dit qu’il y a du soleil, alors le soleil, c’est pas bien…